Boekgegevens
Titel: Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: J.-G. Broese, 1868
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 8885
URL: http://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202173
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
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   Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
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Scène VI.
Monsieur "Robert ^ seul.
(Il regarde ce qu'on vient de lui donner). Ces pnuvres enfants! . ,
un jabot... des manchettes . . , une page d'écrilure . . . «ne
fable... de la violette!.. (Avec contentement). Ah! si les ri-
ches savaient ! ..
Scène VII.
Monsienr Robert^ François, commissionnaire.
M. liobert^ entendant du bruit, se retourne. Qui va là?
François^ dans le fond et d'un air timide. C'est moi, monsieur.
M. Eob^rt. Ah! c'est toi, François?
François Oui, monsieur. . . [lardon, excusez ... je n'ai
trouvé pf'rsonne à l'antichambre pour me faire annoncer.
M. Robert. Que me veux-tu?
Franc^ois. Rien, monsieur.
M. Robert, Avance, et n'aie pas peur... — Tu es bien
pâle. . . est-ce que (u es malade?. .
François. C'est-à-dire... cela va niieux, merci!., et j'es-
père bien sous quelques jours reprendre mon ouvrage . . , mais ce
n'est pas moi qui suis le plus à plaindre.
M. R(,bert. Qui donc?
François. C'est ma femme, monsieur... ma pauvre Mar-
guerite! qui, il y a nn mois à peu près, m'a donné un héritier.
M. Robert. Ah! Ah!., ta femme...
François. Oui, monsienr ... je n'ai pas osé vous en faire part.
M. Robert riant. La mère et r«M]fant se portent bien?
François. Comme ça, monsieur... ce sont les forces qui
manqn-nt. J'ai été près de trois semaines sans travailler, et,
comme vous pensez, pendant ce temps-là, l'eau n'est point venue
au moulin, tant il y a que la mère et l'enfant ont pâti.
M. Robert. Et pourquoi ne t'es-tu pas adressé au bureau dr-
bienfaisance?
François. Oh! monsieur, ça répugne trop do se dire indigent,
lorsqu'on est jeune encore, et qu'on a deux bons bras... Si
les bureaux de bienfaisance vous ressemblaient, à la bonne heu-
re! . on irait sans honte leur conter ce qui en est, comrMfî
je fais dans le moment actuel envers vous . . .
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