Boekgegevens
Titel: Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: J.-G. Broese, 1868
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 8885
URL: http://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202173
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
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   Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
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A cause qu'elle uianque à parler Vaugelas.
Je vous le dis, ma sœur, tout ce Irain-ià me blesse.
Car c'est, comme j'ai dit, à vous que je m'adresse.
Je n'aime point céans tous vos gens à latin.
Et principalement ce monsieur Trissolin.
C'est lui qui dans des vers vous a tympanisées;
Tous les propos qu'il tient sont des billevesées.
On cherche ce qu'il dit après qu'il a parlé,
Et je lui crois, pour moi, le timbre un peu fêlé.
Boileau-Ue$jpréaux, né en 1636, mort en 1711.
On l'a nommé le législateur du Parnasse français, non qu'il fût
^oué d'un grand génie poétique, mais parce qu'il donna les leçons
et l'exemple d'une versification pure et d'une grande correction de
langage, il écrivit des Satires, où il raille spirituellement el sans
pitié les mauvais écrivains de son temps, des ÉpUres, où la louange,
trop souvent voisine de l'adulation, est revêtue d'une élégance de
diction remarquable, uu Art poétique, où il donne avec un rare
talent de versification les préceptes de l'art des vers, el enfin un
poème comique. Le Lutrin, qui est l'ouvrage où il déploie le plus
d'imagination poétique.
satire, a molière.
Rare et fameux esprit, dont la fertile veine
Ignore en écrivant le travail et la peine;
Pour qui tient Apollon tous ses trésors ouverts,
Et qui sais à quel coin se marquent les bons vers;
Dans les combats d'esprit savant maître d'escrime.
Enseigne-moi, Molière, où tu trouves la rime.
On dirait, quand tu veux, qu'elle le vient chercher:
Jamais au bout du vers on ne te voit broncher;
. Et, sans qu'un long détour l'ari-ête ou t'embarrasse,
A peine as-tu parlé, qu'elle-même s'y place.
Mais moi, qu'un vain caprice, une bizarre humeur.
Pour mes péchés, je crois, fil devenir rimeur,
Dans ce rude métier où mon esprit se tue,
En vain, pour ia trouver, je travaille et je sue;