Boekgegevens
Titel: Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: J.-G. Broese, 1868
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 8885
URL: http://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202173
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
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   Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
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Ale, Que la plaisanterie est de mauvaise grâce!
Phil. Mais sérieusement, que voulez-vous qu'on fasse?
Aie. Je veux qu'on soit sincère, 3t qu'en homme d'honneur.
On ne lâche aucun mot qui ne parte du cœur.
Phil. Lorqu'un homme vous vient embrasser avec joie.
Il faut bien le payer de la même monnoie,
Répondre comme on peut à ses empressements,
Et rendre oifre pour offre et serments pour serments.
Aie. Non, je ne puis souffrir cette lâche méthode
Qu'affectent la plupart de vos gens à la mode,
Et je ne hais rien tant que les contorsions
De tous ces grands faiseurs de protestations,
Ces affables donneurs d'embrassades frivoles,
Ces obligeants diseurs d'inuliles paroles,
Qui de civilités avec tous font combat,
Et traitent du même air l'honnête homme et le fat.
Quel avantage a-t-on qu'un homme vous caresse,
Vous jure amitié, foi, zèle, estime, tendresse,
Et vous fasse de vous un éloge éclatant.
Lorsqu'au premier faquin il court en faire autant?
Non, non, il n'est point d'âme un peu bien située
Qui veuille d'une estime ainsi prostituée;
Et la plus glorieuse a des régals peu chers,
Dès qu'on voit qu'on nous mêle avec tout l'univers.
Sur quelque préférence une estime se fonde,
Et c'est n'estimer rien qu'estimer tout le monde.
Puisque vous y donnez, dans ces vices du temps.
Morbleu! vous n'êtes pas pour être de mes gens;
Je refuse d'un cœur la vaste complaisance,
Qui ne fait du mérite aucune différence;
Je veux qu'on ms distingue; et, pour le trancher net,
L'ami du genre humain n'est point du tout mon fait.
LES FEMMES SAVANTES.
C'est à vous que je parle, ma sœur:
Le moindre solécisme, en parlant, vous irrite,
Mais vous en faites, vous, d'étranges en conduite,
Vos livres éternels ne me contentent pas;