Boekgegevens
Titel: Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: J.-G. Broese, 1868
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 8885
URL: http://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202173
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
Bekijk als:      
Scan: Afbeeldinggrootte:
   Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Vorige scan Volgende scanScanned page
Scène III.
Michel seul.
Cette bonne madame Petit... Elle est un peu curieuse...
Mais c'est une femme... rare dans son espèce, car j'ai la cer-
titude qu'elle ne gagne pas uu centime sur ses marchés. —
i'entends du bruit... on vient... Oh! oh!., c'est monsieur,
je reconnais son pas.
Scène IV.
Michel, Monsieur Robert,
«U arrive en se frottant les mains de joie. Il jette son manteau sur
un fauteuil, prend une chaise et va s'asseoir devant la cheminée.)
M. Robert. C'est moi. c'est moi, Alichel... me voilà revenu.
Michel. Je ne vous attendais pas si tôt, monsieur.
M. Robert. J'ai fini toutes mes alfaires, et je rentre pour me
reposer un peu. — Allume ces bougies, je ne sortirai plus de
lu soirée.
Michel, Vous avez été bien occupé aujourd'hui, monsieur.
M. Robert^ d'un air content. Pas mal, pas mai.
Michel. Vous n'avez pas seulement pris le temps de dîner.
M. Robert. Je n'avais pas faim.
Michel. Si je faisais remettre ici votre petit couvert?
M. Robert. Plus tard, plus tard ... ce soir . , , avant de me
coucher.
Michel, Je ne sais, mais vous avez l'air rayonnant!.. La
journée a été bonne, à ce qu'il me paraît?
M. Robert se lève et lui presse les mains. Mon pauvre .Michel !...
mon vieil ami!... Ce n'est qu'à toi que je dis ces choses-là...
parce que, loi aussi, lu as une âme... el lu me comprends,—
J'ai passé une journée ... la plus délicieuse de ma vie ! . . Deux
bonnes fortunes en vîngl-qualie heures!... Deux succès qui me
comblent de joie! .. — Va-t'en demain au Palais de Justice.. .
\a . . . tu entendras pailer de riiomme au petit manteau bleu.
Michel. Comment, monsieur. . . vous avez eu quelque affaire
an Palais de Justice?
M. Robert. Oui, mon ami..., et à la Cour d'assii^es.
Michel, A la Cour d'assises!.. Vous m'ellravez!