Boekgegevens
Titel: Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: J.-G. Broese, 1868
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 8885
URL: http://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202173
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
Bekijk als:      
Scan: Afbeeldinggrootte:
   Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Vorige scan Volgende scanScanned page
mmm
mm
141
— //Quand nous serons près de celte clairière,
J'aurai bientôt dissipé vos soupçons.
Nous y voici, madame; commençons:
Interrogez mon écho la première;
Mais songez bien qu'il faut enfler vos sons,
Et ies enfler d'une bonne manière."
— //A vous, marquis! pour cette épreuve-là,
Les grosses voix sont toujours les meilleures,"
Lors le marquis de crier: //Es-tu là?"
L'écho répond: //J'y suis depuis deux heures."
Pons de Verdun.
PLAINTES DE MILTON AVEUGLE,
Salut, clarté du jour, éternelle lumière,
Du ciel la fille aînée et la beauté première.
Je viens revoir le ciel, revoir ce monde heureux,
Brillant de les rayons, échaufi'é de les feux;
Je sens déjà ta flamme, aliment de la vie;
Mais hélas! à mes yeux ta lumière est ravie:
En vain leur globe éteint, et roulant dans la nuit.
Cherche aux voûtes des cieux la clarté qui me fuit.
Tu ne visites plus ma débile prunelle;
Pourtant, des chants sacrés adorateur fidèle,
Ma Muse, chère au ciel, anime encor ma voix;
Tel au sein de la nuit et de la forêt sombre.
L'oiseau mélodieux chante caché dans l'ombre.
Les ans, les mois, les jours, par une sage loi.
Tout revient, mais le jour ne revient pas pour moi:
Mes yeux cherchent en vain les fleurs fraîches écloses ;
Mes printemps sont sans grâce, et mes étés sans roses,
J'ai perdu des ruisseaux le cristal argentin,
La pourpre du couchant, les rayons du matin,
Et les jeux des troupeaux, et ce noble visage
Où le dieu qui fit l'homme a gravé son image.
J'ai gardé ses malheurs, et perdu ses plaisirs.
Où sont les doux tableaux si chers à mes loisirs?