Boekgegevens
Titel: Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: J.-G. Broese, 1868
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 8885
URL: http://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202173
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
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   Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
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Rick, D'accord; mais je men passe:
Ou je rôve à mon tour, mais plus gaîment que toi:
Je fends l'azur du ciel qui s'ouvre devant moi ;
Libre, je rends visite à la terre, aux étoiles;
Sur la Tamise en feu je suis ces blanches voiles,
Ces barques, dont la lune enflamme les sillons.
Et je me laisse à bord glisser dans ses rayous.
Éd. Que ne pouvais-je hier voler avec la brise
Vers cette femme en deuil sur une pierre assise!
C'était ma mère.
Rich. Hélas!
Md. Je la vis le premier.
Rich, Non, c'est moi.
Ed. C'est bien moi. Je n'osais pas crier;
Les bras tendus, l'œil fixe et l'oreille attentive,
J'écoutais les sanglots de cette ombre plaintive.
Que de fois dans les airs mon mouchoir a flotté !
Rich. Quel bonheur quand te sien vers nous s'est agité!
Mais tous nos signes vains, mais nos baisers sans nombre
Se sont perdus bientôt dans les vents et dans l'ombre.
Ed. Nous ne la verrons plus.
Rich. Conserve donc l'espoir.
Nous la verrons, te dis-je, aujourd'hui, dès ce soir.
Casimir Delavigne,
MARIEiSTDART A ELISABETH.
Par où commencerai-je? et comment à ma boucha
Prêterai-je un discours qui vous plaise et vous touche?
Accorde-moi, mon dieu, de ne point l'offenser!
Émousse tous les traits qui pourraient la blesser!
Toutefois quand d'un mot mon destin peut dépendre.
Sans me plaindre de vous, je ne puis me défendre.
Oui, vous fûtes injuste et cruelle envers moi.
Seule, sans défiance, en vous mettant ma foi,
Comme une suppliante, enfin, j'étais venue;
Et vous, entre vos mains, vous m'avez retenue»
De tous les souverains blessant la majesté,
Malgré les saintes lois de l'hospitalité ,