Boekgegevens
Titel: Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: J.-G. Broese, 1868
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 8885
URL: http://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202173
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
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   Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
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ceiîce (les scènes admirables qui se multiplient sans interruption
aux yeux des touristes. C'est ainsi que l'on passe entre Vevey et
les rochers sourcilleux de Meillerie, baignés par le magnifique bassin
de St.-Gingolph, pour arriver au château de Chilien, et débarquer
ensuite dans la petite rade de Villeneuve, située à l'extrémité Est
du lac de Genève. George Verenet,
—«^Hl-H-—
P O K S I K.
MARDOCHEE EXHORTE ESTHER A SAUVER
LE PEUPLE JUIF.
Quoi ! lorsque vous voyez périr votru patrie,
Pour quelque chose, Esther, vous comptez votre vie!
Dieu parle, et d'un mortel vous craignez le courroux!
Que dis-je? votre vie, Esther, est-elle à vous?
N'est-elle pas au sang dont vous êtes issue?
N'est-elle pas à dieu dont vous l'avez reçue?
Et qui sait, lorsqu'au trône il conduisit vos pas,
Si pour sauver son peuple il ne vous gardait pas?
Songez-y bien: ce dieu ne vous a pas choisie
Pour être un vain spectacle aux peuples de l'Asie,
Ni pour charmer les yeux di's profanes humains;
Pour un plus noble usage il réserve ses saints.
S'immoler pour sou nom et pour son héritage,
D'un enfant d'Israël voilà le vrai partage :
Trop heureuse pour lui de ^hasarder vos jours;
Et quel besoin son bras a-t-il de nos secours?
Que peuvent contre lui tous les rois de la terre?
En vain ils s'uniraient poiu- lui faire la guerre :
Pour dissiper leur ligue il n'a qu'à se montrer;
Il parle et dans la poudre il les fait tous rentrer.
Au seul son de sa voix la mer fuit, le ciel tremble:
Il voit comme un néant tout l'univers ensemble;
Et les faibles mortels, vains jouets du/trépas,
Sont tous devant ses yeux comme s'ils n'étaient pas.
Racine, Esther»