Boekgegevens
Titel: Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: J.-G. Broese, 1868
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 8885
URL: http://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202173
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
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   Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
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seront attendris en lisant ces adieux! Ils sentiront qu'un bon
père est le plus riche présent que le ciel ait pu leur accorder",
George Verenet.
CE aUE DIT L'ARBRE DE NOEL.
Varhre de Noël, mes amis, est une ancienne coutume qui se
pratique dans quelques pays du Nord, et que l'on voit maintenant
établie presque partout ailleurs. C'est un jeune sapin que l'on
coupe à sa racine dans la forêt, pour le transporter ensuite au
milieu d'une salle. S'il est petit, on le place sur une table; mais
lorsque son tronc a une certaine épaisseur, on le dresse de préfé-
rence sur le plancher. A l'époque de la veille de Noël au soir,
cet arbre étincelant de lumières, dans les maisons des riches, est
chargé de bonbons, de dorures et de petits cadeaux ; il fait aussi,
avec des dehors plus modestes, le bonheur des chaumières. — Si les
cadeaux sont trop pesants pour être suspendus aux branches, on
les pose au pied.
Avant d'être un arbre de Noël, cet arbuste croissait et prospérait
à côté de ses majestueux voisins; il pourrait donc nous dire
d'abord, ce que chaque arbre nous annonce. Lui aussi nous racon-
terait ce phénomène de la nature, lequel fait qu'un grain tombé
sur la terre germe et se développe par la bonté infinie de dieu.
11 nous dirait tout ce qu'il a vu depuis le jour où, n'étant guère
plus gros qu'un brin d'herbe, il sortit de terre, jusqu'au moment
où la *hache vint l'abattre. Quoique si petit, comparativement aux
grands arbres, ses frères, de combien de choses magnifiques ne
fut-il pas témoin comme eux! Que de fois il vit l'aurore d'un beau
jour et la sérénité du ciel, tomber sur lui, comme sur le chaume
du pauvre, lorsqu'un rayon de l'astre étincelant que dieu fait lever
sur les plus ^hautes montagnes, vient verser la lumière et la joie
sur l'immensité de la création. Que de fois brillèrent sur sa cime
les astres étincelants qui éclairent l'ombre de la nuit! Combien
de fois les Cieux, comme dit la Bible, ne lui racontèrent-ils
pas la gloire de dieu ! Que de fois les oiseaux ont chanté sur
ses branches les louanges du créateur ! Ce que les oiseaux, les
Cieux, le soleil, la nuit, et toutes choses lui ont dit, il vous
le répète, mes enfants, à son tour. Il vous annonce d'un dieu
l'éternelle existence; il vous montre cet Être suprême qui atout