Boekgegevens
Titel: Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: J.-G. Broese, 1868
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 8885
URL: http://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202173
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
Bekijk als:      
Scan: Afbeeldinggrootte:
   Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Vorige scan Volgende scanScanned page
89
Je vois bien que je pourrais être morte deux ou trois ans sans
vous en inquiéter, si mon ombre ne vous allait reprocher votre
oubli. Prenez-y garde au moins, cela pourrait bien vous arriver,
car je crois que je saurai aimer au-delà du tombeau.
LE CARDINAL DE BERNIS A VOLTAIRE.

A quel jeu vous ai-je perdu, mon cher confrère? pourquoi
suis-je tombé dans voire disgrâce? vos lettres ne me sont-elles pas
parvenues, ou n'avez-vous pas reçu mes réponses? J'ai été fort exact.
Je ne saurais penser que vous m'ayez totalement quitté. Si ce n'est
qu'une infidélité passagère, je sens que je vous aime assez pour
vous la pardonner. Dites-moi donc ce que c'est, et ne me laissez
pas croire que je suis un sot de vous aimer, et vous un ingrat de
ne pas répondre à tous ies sentiments qui m'attachent à vous
pour la vie.''
JEAN-JACaUES-ROUSSEAU A Mr. CROUZAS.
»Je suis assez malheureux, Monsieur, pour ne pouvoir vous mar-
quer toute ma sensibilité autrement que par des vœux stériles; mais
les cœurs faits comme le vôtre sont plus aisés à contenter que le
vulgaire, et l'amitié dont ils font le plus de cas, n'est pas toujours
la plus utile. C'est sur ce principe que j'ose me flatter, Monsieur,
que les vœux sincères que je fais pour vous au commencement de
l'année où nous entrons, seront aussi bien reçus que si leur accom-
plissement dépendait de ma volonté. Rien ne m'est plus cher que
l'amitié dont vous m'honorez, et celle que je sens pour vous m'en
fait de jour en jour mieux sentir le prix."
JEAN-JACaUES ROÜSSEAO A M^ DüPEYROU.
1766.
»Je vois avec douleur, mon cher ami, par votre dernière lettre ,
que je vous ai écrit des choses déraisonnables dont vous vous tenez
offensé. Il faut que vous ayez raison d'en user ainsi, puisque vous
êtes de sang-froid en lisant mes lettres, et que je ne le suis guère