Boekgegevens
Titel: Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: J.-G. Broese, 1868
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 8885
URL: http://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202173
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
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   Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
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tout ce qu'on donne aux compliments est autant de rabattu sur
la vérité."
JEAN-BAPTISTE ROUSSEAU A M^'. BOUTET,
qui, ayaut appris sa maladie, venait de lui envoyer de l'argent. 17B8.
»Avec un seul ami comme vous. Monsieur, on serait toujours
tranquille, si la reconnaissance excluait la confusion. La mienne
augmente à la vue de vos bontés. Il est vrai qu'ayant actuellement
pour me servir trois ou quatre personnes qu'il faut nourrir el payer,
j'avais besoin de secours, mais je n'avais besoin que du quart de
ce que vous m'envoyez. Il n'est pas possible que vous soyez si
généreux sans vous incommoder; et moins vous y pensez, plus j'y
songe et j'y dois songer. Les témoignages réitérés de votre infa-
tigable bonté suffiraient seuls pour remettre mon sang et mes humeurs
dans le plus parfait équilibre. Je suis beaucoup mieux; mais j'ai
vu ma vie ne tenir qu'à un fil aussi mince que l'attachement aux
billevesées de ce monde. Il y a un moment. Monsieur, où toute
chimère disparaît, et au bonheur duquel on doit se contenter de
travailler."
D^ALEMBERT A VOLTAIRE.
»Mon cher et illustre confrère, voilà M. le comtd de Valbelle,
que vous connaissiez déjà par ses lettres, et que vous serez charmé
de connaître par sa personne. Une heure de conversation avec lui
vous en dira plus en sa faveur que je ne pourrais vous en écrire.
Il a voulu absolument que je lui donnasse une lettre pour vous,
quoique assurément il n'en ait pas besoin.
Je vous embrasse de tout mon cœur, et j'envie bien à M. de
Valbelle le plaisir qu'il aura de vous voir."
DU MEME AU MEME.
»Cette lettre, mon cher et illustre confrère, vous sera remise par
M. Desmarets, homme de mérite et bon philosophe, qui désire de